"Le style de Chroniques du dépanneur témoigne d’une étonnante maturité pour un premier texte publié. On a l’impression que Boiclair n’en est pas à ses premières armes. Peut-être cache-t-il plusieurs manuscrits dans ses tiroirs? En tout cas, avec ce petit bijou, Boisclair possède l’art si difficile de la parcimonie. Aucun mot de trop. Une écriture généreuse mais élaguée. Si son texte raconte une expérience personnelle, une des voies habituelles des toutes premières œuvres, je perçois surtout dans Chroniques du dépanneur une volonté de l’auteur de prendre la parole, de s’impliquer dans cette société nord-américaine dont il fait partie. Je le félicite de s’engager à ce point dans son travail d’écrivain et d’homme de théâtre. En ces temps où l’argent, la gestion et la médiatisation superficielle imposent une culture dominante de plus en plus abêtissante, le théâtre demeure une extraordinaire tribune où un artiste avec peu de moyens peut encore écrire et monter sur scène pour dire quelque chose qui lui tient à cœur. C’est ce que fait Boisclair, avec une virtuosité qui force l’admiration."

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